De Thomas Vinterberg

avec Mads Mikkelsen, Thomas Bo Larsen, Lars Ranthe

Danemark ⎢ 2020 ⎢ 1h55 ⎢ vostf

× En sortie nationale × Du 14 oct au 3 nov × 

× Coup de coeur ×



Quatre amis décident de mettre en pratique la théorie d’un psychologue norvégien selon laquelle l’homme aurait dès la naissance un déficit d’alcool dans le sang. Avec une rigueur scientifique, chacun relève le défi en espérant tous que leur vie n’en sera que meilleure ! Si dans un premier temps les résultats sont encourageants, la situation devient rapidement hors de contrôle.


Aux côtés de Lars von Trier – avec qui il fonda le Dogme95 – et de Nicolas Winding Refn, Thomas Vinterberg fait partie de cette génération de cinéastes danois doués et ambitieux, figures de proue du renouveau du cinéma danois du milieu des années 90.

Prônant une recherche de vérité absolue, avec des tournages en décors et lumières naturels et des comédiens souvent non-professionnels, cette nouvelle génération s’attaqua avec férocité et radicalité à certains piliers (famille, couple, religion) d’une société danoise jugée hypocrite et fausse.

Entre 1995 et 2000, sortent ainsi sur les écrans danois quatre films dérangeants, violents : Pusher (1996), Festen (1998), Les Idiots (1998) et Bleeder (1999).

Cette génération frappe fort et la déflagration se fait entendre bien au-delà du royaume, permettant aux cinéastes d’être repérés au niveau international.

Thomas Vinterberg, avec son explosif Festen, remporte ainsi à 29 ans seulement le Prix du Jury au Festival de Cannes.

Si ce succès lui permet d’être à la tête de productions aux budgets plus importants et aux castings internationaux (It’s all about love, 2003 ; Loin de la foule déchaînée, 2015 ; Kursk, 2018), ses films seront malheureusement par la suite, au mieux, corrects, mais le plus souvent, ratés. Seul La Chasse (2012), narrant l’histoire d’un homme accusé à tort d’avoir commis des attouchements sur la petite fille de son meilleur ami, émerge quelque peu de sa filmographie post-Festen.

Avec Drunk, le cinéaste renoue avec un sujet “poil à gratter”, l’alcoolisme comme vertu permettant à l’homme de livrer la meilleure version de soi-même. Si les repas arrosés de Festen nous avaient donné à voir le meilleur du cinéma de Thomas Vinterberg, Drunk est également un très bon cru du cinéaste.