En situant la dénonciation du féminicide autour de la chasse aux sorcières au début du XVIIe siècle dans le pays basque espagnol, le réalisateur argentin poursuit sa réflexion politique sur la condamnation du corps des femmes dans l’espace public à l’oeuvre déjà dans Eva ne dort pas (Eva no duerme, 2015) en élargissant son propos dans un cadre universel et atemporel. Ainsi, l’affirmation de ces femmes condamnées à la mort pour sorcellerie, s’enracine pleinement dans le mouvement féministe contemporain où être sorcière devient un symbole politique fort pour revendiquer la lutte contre l’oppression patriarcale. La reconstitution historique, même si le film est une libre adaptation de la vie réelle du juge Pierre de Rosteguy de Lancre, importe moins ici que la réflexion sur l’exercice contemporain de l’obscurantisme au pouvoir, qu’il s’agisse des rapports interindividuels comme à la tête d’un gouvernement.

Cédric Lépine (Mediapart)

Joyland

de Saim Sadiq
avec Ali Junejo, Alina Khan, Sania Saeed
Pakistan I 2022 I 2h06 I vostf

A Lahore, Haider et son épouse, cohabitent avec la famille de son frère au grand complet. Dans cette maison où chacun vit sous le regard des autres, Haider est prié de trouver un emploi et de devenir père. Le jour où il déniche un petit boulot dans un cabaret, il tombe sous le charme de Biba, danseuse sensuelle et magnétique. Alors que des sentiments naissent, Haider se retrouve écartelé entre les injonctions qui pèsent sur lui et l’irrésistible appel de la liberté.

horaires des séances

  • Mercredi 25 janvier 16h30
  • Jeudi 26 janvier 21h
  • Samedi 28 janvier 18h40
  • Dimanche 29 janvier 20h30
  • Lundi 30 janvier 14h30
  • Mardi 31 janvier 18h40

bande-annonce