dimanche 11 décembre > 16h50

toiles de maître / Cycle Romy Schneider

Séance suivie d’une conférence de Thierry Cormier

Avec le soutien de De la suite dans les images

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Tout le monde a vu des films de Richard Fleischer sans savoir que ce sont des films de Fleischer !
Voilà bien le paradoxe – ou la malédiction – de ce cinéaste non reconnu comme un auteur, dont la popularité de ses films, ses expérimentations visuelles ou ses explorations pour le moins sombres et sans manichéisme d’anti-héros auraient pourtant dû le propulser dans ce panthéon des réalisateurs hollywoodiens érigé par la critique.

Sa très longue carrière, de 1946 à 1985 avec près de 50 films, et son éclectisme, le menant du film noir à la science-fiction, en passant par le péplum ou le western, ont participé à dissimuler l’artiste derrière l’artisan de Studios ou pire « le tâcheron », comme le qualifiait Jean-Luc Godard avec son art consommé de la formule lapidaire. Il y a bien sûr des films mineurs, voire franchement ratés, durant ces quarante années d’exercice, mais existe-t’il des cinéastes sans faiblesse ?

Fils de Max Fleischer, l’un des pionniers du cinéma d’animation (Betty Boop ; Popeye ; Les Voyages de Gulliver) ; technicien méticuleux et curieux ; conteur hors-pair, soucieux de mêler réalisme et imaginaire ; inventeur de formes et professionnel rigoureux dans la tenue des délais et des budgets, Richard Fleischer laisse une oeuvre spectaculaire et protéiforme où pointe l’extraordinaire à côté de l’ordinaire, la noirceur à côté de l’aventure.

C’est donc à la fois à une réhabilitation de cet « auteur » que nous vous convions, et à une redécouverte sur grand écran de l’un de ses films qui, comme le déclarait le cinéaste japonais Kiyoshi Kurosawa : « si on les posait les uns à côté des autres, ils pourraient résumer, d’une certaine façon, l’histoire du cinéma ».

Soleil vert (Soylent Green, 1972)
Comprendre l’effondrement

Alors que le monde peine encore à prendre conscience de l’influence néfaste de l’homme sur son environnement, déjà en 1972, ce film alertait l’humanité en posant les jalons d’une inconscience collective : raréfaction des resources naturelles, explosion démographique, disparition des espèces animales et végétales, société de contrôle industrielle et instrumentalisation des femmes.

Soleil vert est un film d’hier sur aujourd’hui, visionnaire donc et, en cela, d’un dérangement salutaire.


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Ludwig – Le crépuscule des dieux

de Luchino Visconti
avec Helmut Berger, Romy Schneider, Silvana Mangano
Italie, France, Allemagne de l’Ouest I 1973 I 3h57 I vostf & en version restaurée

Évocation du règne de Louis II de Bavière, protecteur des arts (et en particulier mécène de Richard Wagner qui lui dut son salut et la possibilité de réaliser ses plus belles œuvres) et de la complicité presque amoureuse qui le lie avec sa cousine Sissi.

Avec le soutien de De la suite dans les images

horaires des séances

  • Mercredi 4 décembre 17h15 / 21h
  • Jeudi 5 décembre 16h45
  • Vendredi 6 décembre 16h / 19h10 séance en présence du réalisateur
  • Samedi 7 décembre 14h30 / 19h10
  • Dimanche 8 décembre 18h15
  • Lundi 9 décembre 16h30 / 21h
  • Mardi 10 décembre 12h10 / 16h15
  • Mercredi 11 décembre 17h15
  • Jeudi 12 décembre 21h
  • Vendredi 13 décembre 18h30
  • Samedi 14 décembre 19h
  • Dimanche 15 décembre 14h / 21h
  • Lundi 16 décembre 16h45 / 19h
  • Mardi 17 décembre 12h10 / 19h
  • Mercredi 18 décembre 16h30
  • Jeudi 19 décembre 19h
  • Samedi 21 décembre 17h
  • Lundi 23 décembre 17h

Dimanche 11 décembre 16h50 – séance unique

bande-annonce