En situant la dénonciation du féminicide autour de la chasse aux sorcières au début du XVIIe siècle dans le pays basque espagnol, le réalisateur argentin poursuit sa réflexion politique sur la condamnation du corps des femmes dans l’espace public à l’oeuvre déjà dans Eva ne dort pas (Eva no duerme, 2015) en élargissant son propos dans un cadre universel et atemporel. Ainsi, l’affirmation de ces femmes condamnées à la mort pour sorcellerie, s’enracine pleinement dans le mouvement féministe contemporain où être sorcière devient un symbole politique fort pour revendiquer la lutte contre l’oppression patriarcale. La reconstitution historique, même si le film est une libre adaptation de la vie réelle du juge Pierre de Rosteguy de Lancre, importe moins ici que la réflexion sur l’exercice contemporain de l’obscurantisme au pouvoir, qu’il s’agisse des rapports interindividuels comme à la tête d’un gouvernement.

Cédric Lépine (Mediapart)

Memoria

de Apichatpong Weerasethakul
avec Tilda Swinton, Elkin Díaz, Jeanne Balibar
Colombie, Thaïlande, Grande Bretagne, Mexique, France, Allemagne, Qatar, Chine, SuisseI 2021 I 2h16 I vostf

Au lever du jour j’ai été surprise par un grand BANG et n’ai pas retrouvé le sommeil. A Bogota, à travers les montagnes, dans le tunnel, près de la rivière. Un Bang.

Prix du Jury – Festival de Cannes 2021

horaires des séances

  • Mercredi 1er décembre 16h
  • Jeudi 2 décembre 21h
  • Vendredi 3 décembre 16h
  • Samedi 4 décembre 18h20
  • Dimanche 5 décembre 19h15
  • Lundi 6 décembre 20h40
  • Mardi 7 décembre 18h20

bande-annonce