Il ne fait aucun doute que Gianfranco Rosi est un auteur d’importance, avec un univers personnel. Et si cette importance se mesure à la reconnaissance des «grands» festivals, elle est même immense puisqu’il a reçu le Lion d’or à Venise en 2013 (pour Sacro Gra) et l’Ours d’or en 2016 à Berlin (pour Fuocoammare). Il fait ainsi rimer cinéma documentaire avec récompenses suprêmes dans ces manifestations de premier ordre, où cette forme est pourtant très peu présente dans les sélections – le plus souvent cantonnée dans le créneau «hors compétition» –, encore moins dans les palmarès.

Avec cette reconnaissance, on pourrait penser que Gianfranco Rosi a trouvé la formule, la recette qu’il convient de resservir à ceux qui la goûtent. Mais on constate qu’il n’en est rien, et qu’il n’en a pas, de recette. Ses films ne répètent pas un dispositif, un motif, une thématique. Il initie au contraire une perpétuelle réinvention de la démarche et de la forme, qui, on le comprend, ne précèdent pas le film lui-même mais s’adaptent à chaque projet. Et chacun ajuste la distance, entre très proche et plus lointaine, ce qui est évidemment une façon de toujours chercher la bonne.

Texte écrit par Arnaud Hée et issu de la présentation du cycle “Gianfranco Rosi, filmeur au monde” proposée au Centre Pompidou du 25 juin au 1er juillet 2021

Swing

de Tony Gatlif
France, Roumanie I 2002 I 1h27 I VF
avec Tchavolo Schmitt, Lou Rech, Mandino Reinhardt
Dès 9 ans

En vacances d’été chez sa grand-mère, Max, 10 ans, se prend de passion pour le jazz manouche. Après quelques aventures pour trouver une guitare, Miraldo, virtuose en la matière, accepte de lui donner des cours de guitare. Ces leçons amènent Max à rencontrer la communauté manouche et plus particulièrement Swing, une jeune fille farouche au tempérament explosif qui a tout du garçon manqué…

horaires des séances

  • Jeudi 14 juillet 14h30
  • Lundi 18 juillet 15h
  • Mardi 19 juillet 14h15

bande-annonce