De Maxime Giroux

avec Martin Dubreuil, Sarah Gadon, Reda Kateb

Canada ⎢ 2019 ⎢ 1h34 ⎢vostf

× En sortie nationale × Du 21 août au 3 sept × 



Quelque part dans le monde, une guerre fait rage. Terrifié à l’idée d’être mobilisé, Philippe a fui Montréal pour se réfugier dans un Ouest américain aussi sauvage qu’hypnotisant. Il vit tant bien que mal de concours d’imitation de Charlie Chaplin. Mais la cruauté de l’humanité ne se limite pas aux champs de bataille, et Philippe ne va pas tarder à découvrir la face obscure du rêve américain.


Le Déserteur commence par le discours qui résonnait à la fin du Dictateur. Chef-d’oeuvre et grande critique du régime nazi, paru en 1940, en pleine Seconde Guerre mondiale. Il s’appelle Philippe, il est québécois, il est imitateur. Il est déserteur. Il est le protagoniste du quatrième long métrage de Maxime Giroux, né d’un besoin urgent de faire du cinéma

L’idée en question, c’était celle d’«une oeuvre d’époque grandiose, avec plein de figurants, qui aurait coûté 8 millions de dollars».Mais Maxime Giroux n’avait ni plein de figurants ni 8 millions de dollars. Ce qu’il avait, par contre ? D’excellents acteurs, Martin Dubreuil en tête interprétant un Québécois amoureux de Chaplin qui fuit un conflit mondial jamais nommé. Il sillonne les routes de l’Amérique en espérant, désespérément, trouver un peu de chaleur, un peu d’humanité.

Plutôt que de faire un film d’époque, le cinéaste montréalais a choisi de faire le film d’une époque floue, qui parle de la nôtre. «Et puis, de celle d’il y a 40 ans, d’il y a 60 ans. Bref, un film qui parle de l’humain.»

Natalia Wysocka dans le journal La Presse