Le Petit Soldat

De Jean-Luc Godard

Avec Michel Subor, Anna Karina, Henri-Jacques Huet

France⎢1963⎢1h27

× Expo-Ciné ×

Séances ⎢Jeu 24 juin × 20h ⎢


Dans ce premier film politique, Jean-Luc Godard raconte le cauchemar de Bruno Forestier, petit tueur à la solde de l’OAS, qui, tout à coup et sans raison apparente, hésite à honorer un contrat.


En partenariat avec le LAAC

Dans le cadre de l’exposition « Gérard Deschamps – Peinture sans peinture »

Projection suivie d’une conférence de Thierry Cormier


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La rétrospective d’ampleur de l’œuvre de Gérard Deschamps montrera un corpus d’une centaine œuvres de 1956 à 2020. Membre des Nouveaux Réalistes, coloriste virtuose et assemblagiste obsessionnel, Gérard Deschamps fait de la peinture sans les tubes et sans les pinceaux. Ses œuvres se composent d’ensemble de tissus, de sous-vêtements féminins pastels, de toiles cirées et de chiffons japonais, d’objets quotidiens aux couleurs vives.

À partir de l’automne 1957, Gérard Deschamps sera mobilisé en Algérie, et ce pendant 28 mois. L’exposition nous permet d’observer l’influence que jouera ce passé de soldat sur l’artiste, et, plus globalement, l’impact du contexte historique sur l’oeuvre de Deschamps, auteur de séries conçues avec du matériel militaire – tôles, bâches, plaques de blindage -, n’évoquant cependant pas spécifiquement une guerre, mais la guerre.

Avec ses oeuvres, Deschamps bouscule une loi du silence anesthésiant alors une France enfermée dans un refus d’accepter des réalités traumatiques, aussi bien liées à la Seconde Guerre Mondiale qu’à la Guerre d’Algérie.

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Le petit soldat de Jean-Luc Godard

Assemblages et allusions

La guerre d’Algérie vue par la Nouvelle vague

1954-1962

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Il est une affirmation persistante, encore aujourd’hui, qui prétendrait que la Guerre d’Algérie n’a été que peu représentée au cinéma durant le conflit en comparaison avec le cinéma américain et la Guerre du Viêt-nam. Il n’en est rien, bien au contraire.

De nombreux films ont été réalisés et les cinéastes de la Nouvelle vague (Varda, Godard, Demy, Rozier..) s’en sont parmi les premiers emparés. Approches non frontales, récits allusifs et assemblages d’images et de situations éparses en sont les marqueurs esthétiques.

Il s’agit pour eux de filmer autrement la guerre et sa violence exercée sur toute une jeune génération.

Thierry Cormier