De Felix Van Groeningen

Avec Steve Carell, Timothée Chalamet, Jack Dylan Grazer

USA 2019 ⎢2h01 ⎢vostf

× Du 13 au 19 mars × 

Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs


Le monde de David Sheff s’effondre quand il apprend que son fils, Nic, se drogue en secret depuis ses 12 ans. De consommateur occasionnel, Nic est devenu accro à l’héroïne et plus rien ne semble possible pour le sortir de sa dépendance. Ne reconnaissant plus son fils, David décide de tout faire pour le sauver, se confrontant à ses propres limites mais aussi à celles de sa famille.


“Les belles maisons classées (…) s’avèrent, en réalité, être des taudis”
La Merditude des choses (2009)
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Joachim Lafosse, Bouli Lanners, Lucas Belvaux… Si on doit citer un réalisateur belge, il est peu probable que Felix Van Groeningen apparaisse dans les premiers noms de cette liste. Difficile de comprendre pourquoi tant ses trois films sortis en France ont tant marqué les spectateurs qui ont eu la chance de les voir.

De La Merditude des choses (2009) à Belgica (2016), en passant par Alabama Monroe (2012), le réalisateur nous a mis face, parfois avec violence, à des quotidiens durs, rugueux, à l’image des paysages de Flandre dans lesquels ses personnages évoluent.

Avec My Beautiful Boy, le réalisateur change de décor. Il quitte la Belgique pour tourner pour la première fois aux États-Unis, dans une somptueuse Californie, dirige des acteurs mondialement connus et s’intéresse à une famille privilégiée (belle maison, beaux enfants, beaux métiers, etc.). Mais, au sein de cet univers doré, Felix Van Groeningen poursuit sa réflexion sur la question de la paternité et de la culpabilité qu’elle peut engendrer, et inverse en réalité la formule. Si un éclat de lumière finissait par jaillir de l’univers sombre de ses premiers films, c’est cette fois la noirceur qui s’infiltre dans un quotidien, en apparence, inondé de beauté. 

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