De Bon Joon-Ho

avec Song Kang-Ho, Sun-kyun Lee, So-Dam Park

Corée du Sud ⎢2019 ⎢2h12 ⎢vostf

× En sortie nationale × Du 5 au 25 juin × 

× Coup de coeur × 

Sélection officielle au Festival de Cannes
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs


Toute la famille de Ki-taek est au chômage. Elle s’intéresse particulièrement au train de vie de la richissime famille Park. Mais un incident se produit et les 2 familles se retrouvent mêlées, sans le savoir, à une bien étrange histoire…


Réalisateur et scénariste ayant grandi dans une Corée du Sud au régime dictatorial, Bong Joon-Ho s’efforce avec son cinéma de procéder à une critique de son pays par le biais de références indirectes à cette période sombre de l’histoire de la Corée du Sud. 

Les crimes commis dans Memories of murder (2003), dont l’intrigue se déroule en 1986, soit à la fin de la dictature, représentent un prolongement des atrocités commises par le régime. Le titre, qui signifie littéralement “Souvenirs de meurtre” en français, y fait clairement référence. Dans The Host (2006), on retrouve cette fois un général américain polluant un fleuve et donnant naissance à un monstre, action symbolisant l’influence néfaste de l’allié américain et la création de toute pièce d’une terrifiante menace Corée du Nord .

Bong Joon-Ho s’intéresse également à une hiérarchie sociale très marquée dans son pays, profitant aux classes les plus privilégiées. Il matérialise de façon très nette cette séparation dans Barking Dogs Never Bite (2000), son premier film, et dans Snowpiercer (2013), les citoyens étant répartis par étage dans un immeuble dans le premier, et par wagon dans un train dans le second, chaque niveau correspondant à une classe sociale. C’est de nouveau cette question qui sera au centre de son nouveau film, Parasite, présenté à Cannes en mai dernier.